Joseph Davidovits

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Revanche des scientifiques ridiculisés: Prix Nobel de Chimie 2011

La revanche des scientifiques ridiculisés.
En Septembre 2006, mon article Publish or Perish : la maladie de la recherche scientifique soulignait comment les lauréats du Prix Nobel de Médecine 2005 avaient été interdits de publier les résultats de leur recherche, tout simplement parce qu’elle contredisait ce qui était enseigné dans les facultés, et admis par la majorité de la communauté scientifique de l’époque. Le récent Prix Nobel de Chimie 2011, Daniel Schechtman, a fait l’expérience d’une situation plus vexante encore. Lorsque en 1982, il y a trente ans, il fit sa découverte des quasi-cristaux, l’institution de recherche qui l’accueillait le mis à la porte, car il « jetait le discrédit sur l’université avec sa fausse science« . Pourquoi? Parce qu’il avait eut le malheur de faire sa découverte tout seul, devant son microscope électronique, sans l’aide d’autres collègues. En effet, il est de bon ton de proclamer dans les instances scientifiques que la recherche est avant tout un travail d’équipe. Si bien que toute découverte individuelle est suspecte, soumise aux moqueries, pire, aux sous-entendus de manipulation de résultats et de fraude scientifique.

La dépêche de l’Agence de presse Reuters du 6 oct. 2011 avait pour titre: Ridiculed crystal work wins Nobel.

J’ai souvent dans mes livres cité le philosophe Schopenhauer (1788-1860): l’établissement de la vérité passe par 3 étapes: au cours de la première, on la ridiculise; dans la seconde on lui oppose une résistance; dans la troisième, on la considère comme allant d’elle-même. Daniel Schechtman a franchi les 3 étapes. Il fit l’objet d’une résistance acharnée de la part d’un des plus grands scientifiques du 20° siècle, Linius Pauling, Prix Nobel de Chimie et Prix Nobel de la Paix. En 1985, ce dernier écrivait: Daniel Schechtman raconte n’importe quoi. Il n’y a pas de quasi-cristaux, il n’y a que des quasi-scientifiques !!

Ceux qui suivent mes recherches sur la science des géopolymères savent que j’ai maintenant franchi les deux premières étapes. Nous sommes entrés dans la phase de consolidation, la 3ème étape. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder l’évolution du nombre de publications scientifiques publiées chaque année sur la science et les applications des géopolymères. Ces publications sont celles de nombreux laboratoires dans le monde, car je ne publie plus (ou très peu) d’article scientifique, ayant consacré toute mon énergie à mes livres, notamment le livre de base « Geopolymer Chemistry and Applications » (c’est la 3ème édition).

Jusqu’en 1997, les publications sont rares car l’essentiel de mon activité est transposée dans l’écriture de brevets (qui ne sont pas inclus dans la liste des publications scientifiques). Puis à partir de 1997, les collègues de l’Université de Melbourne commencent à publier pour leur compte, avec ces dernières années une accélération exponentielle, caractéristique de la 3ème étape.

Pout tout renseignement complémentaire consultez le site de l’Institut Géopolymère

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