Joseph Davidovits

www.davidovits.info

In MEMORIAM : Georges Grimal, pionnier de la sculpture géopolymère

C’est avec peine que j’ai appris le décès de mon ami Georges Grimal, à l’âge de 98 ans. Tous nos collègues scientifiques, ingénieurs et étudiants, connaissent au moins une de ses oeuvres réalisées en géopolymère. Dans le site Internet de l’Institut Géopolymère, elle se trouve dans la rubrique Utilisations potentielles en art et décoration

C’est en 1981 que j’avais rencontré Georges Grimal. En sa qualité de Général de Division Aérienne, il avait toujours été intéressé par les nouveaux développements liés à l’aéronautique, mais en même temps il cultivait ses dons de peintre et de sculpteur. Nous venions de fabriquer des prototypes en géopolymère pour les Avions Marcel Dassault (le bombardier Mirage 2000). C’est comme cela que Georges Grimal découvrit les géopolymères. Il pensa tout de suite à les employer pour ses sculptures et bas-reliefs. Il était très doué pour le pastel et ses ébauches en argile présentaient les mêmes subtilités que ses peintures. Il apprit à réaliser des modèles en silicone, puis des objets en géopolymère. C’est ainsi qui nous réalisâmes une statue d’un mètre de hauteur, appelée : Europa, puis de magnifiques bustes de femme, avant de se lancer dans son oeuvre majeure, la Sculpture Dramatisée. Il participa activement à nos Conférences Géopolymères: 1988, 1999 et regretta vivement de ne pouvoir assister à GEOPOLYMER 2005. Son concept fut présenté avec succès à Geopolymer ‘99, et se trouve dans les Actes des Congrès Geopolymer ‘88 et Geopolymer ‘99. J’ai décidé de mettre dans la Bibliothèque de l’Institut Géopolymère, donc accessible à tous, sa conférence à Geopolymer ‘99, intitulée Sculptures Dramatisées en Géopolymère

Grimal
Georges Grimal à droite, avec Joseph Davidovits, au cours de la cérémonie de présentation de la Conférence Geopolymer ‘99, à Saint-Quentin, 1er juillet 1999.

Précédent

In MEMORIAM : Georges Grimal, pioneer in geopolymer sculpture art

Suivant

Publish or Perish: the disease of scientific research

Les commentaires sont fermés

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén